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Comment soulager les douleurs de la fibromyalgie par le massage ?

27 Nov Comment soulager les douleurs de la fibromyalgie par le massage ?

J’ai eu le plaisir de contribuer à l’ouvrage collectif « Fibromyalgie, quand tu nous tiens ! », fibroquandtunoustiensun guide pratique qui s’adresse aux personnes souffrant de ce syndrome, à leur proches et aux accompagnants.

Voici un extrait de mon chapitre « Quel type de massage pour la personne souffrant de fibromyalgie ? »

Les personnes atteintes de fibromyalgie vivent habituellement un véritable supplice. D’abord elles subissent jour après jour, année après année, des douleurs étendues accompagnées de fatigue, de troubles du sommeil, de troubles gastro-intestinaux et éventuellement de l’anxiété. En plus, elles reçoivent généralement trop peu de soutien médical. Parce que la fibromyalgie ne s’accompagne d’aucune lésion visible justifiant les symptômes, la plupart des médecins déclaraient ou déclarent encore aux patients «Vous êtes en bonne santé. Tout est dans votre tête. Vous n’avez aucune raison d’avoir mal». Même lorsqu’un diagnostic de fibromyalgie est finalement établi, il s’accompagne fréquemment de la sentence «Il va falloir apprendre à vivre avec ! ». La qualité de vie des patients et leur capacité d’implication familiale et sociale sont terriblement altérées par la douleur chronique et par les troubles physiologiques. Mais leur fardeau s’alourdit davantage, si leurs proches finissent par développer de l’irritation, de l’impatience, du dénigrement, voire la suspicion que les symptômes sont simulés.

Face à ce triple calvaire (maladie, incompréhension des médecins et réactions de l’entourage), beaucoup de personnes décident de prendre leur santé en main. Au lieu de se résigner à souffrir, elles recherchent leurs propres solutions pour soulager leurs douleurs. Cette attitude est très positive et souvent fructueuse. C’est ce que les recherches les plus récentes révèlent : une diminution significative des symptômes de fibromyalgie est atteinte par les patients qui s’engagent activement dans une stratégie de gestion de leurs symptômes 1,2.

(…)*

Dans 25 à 50% des cas de fibromyalgie, un trauma accompagné d’une hyper-réactivité physiologique a été vécu dans les semaines ou les mois précédant le début de la fibromyalgie 6,23. Or, un stress intense provoque une activation du système nerveux sympathique, associée à une hypervigilance et à une contraction musculo-squelettique 24. Si cette activation devient chronique, une dominance du système nerveux sympathique peut s’installer, induisant une tension permanente dans les fascias et des dysfonctionnements de type fibromyalgique 25.

Par ailleurs, un vécu traumatique pendant l’enfance augmente le risque de développer un syndrome fibromyalgique à l’âge adulte. En effet, 51 à 65% des personnes atteintes de fibromyalgie rapportent des événements particulièrement difficiles pendant leur enfance ou leur adolescence 26-28. Il peut s’agir de pertes importantes ou répétées, de trop grandes responsabilités à un âge précoce, ou d’abus. Comparativement, la proportion de personnes ayant vécu des difficultés similaires mais ne souffrant pas de troubles somatiques n’excèderait pas 28%.

Il semble donc qu’un vécu traumatique puisse contribuer à court ou à long terme au développement d’un syndrome fibromyalgique. Ceci démontre bien la pertinence d’une démarche psychothérapeutique parmi les stratégies de soulagement de la fibromyalgie.

En résumé, en plus des difficultés existentielles vécues par tout un chacun, les problèmes spécifiques auxquels sont confrontées les personnes souffrant de fibromyalgie sont de quatre ordres :

  • Une inflammation, des tensions et des douleurs dans les tissus périphériques et abdominaux ;
  • Un dérèglement du traitement de l’information sensorielle par le système nerveux central ;
  • Des troubles fonctionnels gastro-intestinaux, un sommeil de mauvaise qualité et leurs conséquences ;
  • Une altération de la qualité de vie psychosociale, aggravée par la difficulté de se faire comprendre par leurs médecins et par leurs proches. Dans plus de 50% des cas, un passé traumatique vient alourdir le vécu subjectif des personnes atteintes de fibromyalgie.

Il est important de tenir compte de ce contexte psycho-biologique dans la pratique du massage adapté aux personnes souffrant de fibromyalgie.

Le massage myofascial pour soulager les symptômes de la fibromyalgie

Si le terme fibromyalgie n’a été inventé que dans les années 1970, la maladie est clairement décrite depuis le XVIème siècle dans la littérature médicale 19,29,30, souvent sous le terme de rhumatisme musculaire. Aussi loin que l’on remonte dans le temps, les soins corporels et les massages étaient utilisés pour soulager les personnes de leurs symptômes 31. En 1904, un article publié dans le British Médical Journal mentionnait l’inutilité des massages «généraux» 7. L’auteur analyse l’efficacité d’un autre type de massage : même s’il n’utilise pas le terme de massage myofascial ni de fasciathérapie qui n’existaient pas à l’époque, ce médecin décrit avec précision le massage des adhérences conjonctives, le dénouement minutieux des tensions tissulaires. Depuis, un grand nombre d’études ont été publiées. Elles démontrent généralement une plus grande efficacité des approches douces, surtout si elles ciblent les fascias 32-40. Étant donné que les fascias sont le siège d’inflammation, d’hypersensibilité, de congestion et de dérèglements métaboliques chez les personnes atteintes de fibromyalgie, il est tout à fait compréhensible que les massages doux des fascias musculo-squelettiques et viscéraux apportent un soulagement. Il n’est pas nécessaire que le massothérapeute ait suivi une formation en fasciathérapie. Ce qui est essentiel, c’est de tenir compte de la physiologie des fascias et de leur condition particulière chez la personnes souffrant de fibromyalgie.

Principes d’application des soins myofasciaux en cas de fibromyalgie

Que vous soyez une personne atteinte de fibromyalgie, un proche aidant ou un praticien en thérapie manuelle en recherche de conseils, je ne peux que vous recommander de rechercher ces trois critères dans le massage : il doit être indolore, évolutif et individualisé 41. Il est important de ne pas appliquer une technique sans vérifier au préalable le besoin intrinsèque des tissus et l’état de la personne dans le moment présent. D’une séance à l’autre, les tissus d’une même personne peuvent présenter des manifestations très différentes d’inflammation, de tension, d’endolorissement. L’écoute tissulaire est primordiale, ainsi que la patience, l’accueil et l’absence d’attente de résultats. Certes, ces derniers sont des principes généraux qui ne sont pas réservés à la fibromyalgie. Mais j’ai remarqué que les personnes atteintes de ce syndrome y sont très particulièrement sensibles, peut-être parce qu’elles vivent généralement beaucoup d’incompréhension et d’impuissance depuis de longues années ?

L’efficacité du massage myofascial en cas de fibromyalgie semble reposer, du moins en partie, sur la dissolution de la fibrose du tissu conjonctif 6,41. Des stimulations mécaniques douces permettent de relâcher les excès d’adhérences du collagène dans les fascias 42. La thérapie manuelle aide également à réguler la tension tissulaire globale et la circulation des fluides 24. Même si la dynamique des fascias n’a pas encore été complètement élucidée, certaines de leurs propriétés bio-mécaniques telles que la thixotropie ou la piézoélectricité permettent de comprendre comment aborder manuellement les fascias pour leur redonner élasticité et fluidité 43. Ainsi, des pressions modérées mais constantes, des tractions lentes favorisent la réorganisation tissulaire des fascias 35.

Pour une réelle efficacité, le massage devrait concerner non seulement les fascias musculo-squelettiques, mais également ceux des viscères, en particulier la région intestinale. En effet, tel que mentionné plus haut, les fascias des intestins sont le siège de troubles métaboliques importants. Toutefois, cette zone étant particulièrement sensible et susceptible de réactiver des mémoires ou des émotions, il est important de procéder de manière évolutive et avec délicatesse.

Même si le massothérapeute doit s’appuyer sur les propriétés bio-mécaniques et physiologiques de l’organisme, il est important de prendre soin avant tout de la personne dans la relation d’aide à médiation corporelle. Plus le soin prend en compte la personne dans sa globalité et dans son individualité, plus il apporte une détente profonde. Ce besoin de prise en charge globale est reflété par le fait que l’anxiété est significativement réduite chez les personnes qui reçoivent une thérapie manuelle conjointement à un soutien psychologique dans une approche intégrative 35,44.

Le soulagement de la douleur fibromyalgique apporté par le massage est généralement évolutif, donc assez modeste au début du processus. Pourtant, j’ai observé qu’il provoque fréquemment chez la personne atteinte de fibromyalgie une satisfaction subjective supérieure au gain réellement obtenu. Lorsque depuis des années une personne souffre quotidiennement de douleurs et d’autres symptômes principalement somatiques, mais que les médecins déclarent que «tout va bien», elle développe nécessairement un rapport difficile avec son corps. Elle perd généralement confiance dans ses capacités d’auto-régulation et de guérison. Les personnes atteintes de fibromyalgie que j’ai accompagnées vivaient beaucoup avec la crainte de ne jamais retrouver la santé. Du fait de la chronicité de leurs symptômes et de l’impuissance de la médecine à les soulager, elles se demandaient si elles devaient se résigner à vivre ainsi jusque’à la fin de leurs jours, comme si leur corps était irrémédiablement défectueux. Dans un tel contexte, vivre l’expérience de «moins de douleur» simplement pour avoir reçu un massage est une formidable expérience de reconnexion avec ses capacité intrinsèques d’auto-régulation. C’est à mon avis la raison pour laquelle une amélioration même modeste est importante à souligner, surtout dans le contexte de maladies chroniques vécues comme des fatalités. En effet, un organisme vivant, contrairement à un objet, demeure toujours doté de capacité de régénération, même si ce potentiel reste parfois longtemps en dormance. Identifier les conditions qui permettent de réactiver les forces de guérison, de régénération et de croissance, même si le chemin est long, douloureux et sinueux est une formidable expérience de retour vers l’essentiel : les forces de Vie à l’oeuvre dans l’intimité de nos cellules. Nombreuses sont les personnes qui n’auraient jamais entrepris ce voyage intérieur si la maladie ne les y avaient contraintes. Elles en reviennent généralement plus fortes, plus sereines et plus joyeuses de vivre qu’avant la fibromyalgie.

Les effets du massage myofascial

Concrètement, pour les personnes atteintes de fibromyalgie, les effets scientifiquement documentés du relâchement myofascial 35,38,45,46 sont :

  • Le soulagement significatif de la douleur, de la fatigue et de la raideur ;
  • La réduction de l’inflammation notamment par la normalisation du système endocannabinoïde ;
  • Le soulagement des adhérences conjonctives viscérales, la régulation du métabolisme abdominal de la sérotonine et par conséquent l’atténuation des symptômes de côlon irritable souvent associés à la fibromyalgie ;
  • La sensation de bienêtre pendant plusieurs jours consécutifs au massage ;
  • L’augmentation progressive de l’endurance à la marche et à l’exercice ;
  • L’amélioration de la qualité du sommeil ;
  • La diminution de l’anxiété ;
  • L’amélioration de la fonction corporelle globale.

Notons que même si cela reste à démontrer au niveau neurophysiologique, le fait que le massage myofascial apporte un soulagement réel et durable démontre que le phénomène d’amplification de la douleur dû au syndrome de sensibilité centrale n’est pas irréversible chez les personnes souffrant de fibromyalgie.

Les bienfaits des soins fasciathérapeutiques énumérés ci-dessus sont la liste de tous les effets positifs rapportés dans les études citées. L’amplitude du soulagement, sa durée et son étendue varie significativement d’une personne à l’autre. Dans ces études, les soins sont prodigués par des thérapeutes professionnels, à raison d’une à deux fois par semaine, pendant 5 à 20 semaines consécutives. Les améliorations restent stables à court ou moyen terme. Elles s’estompent généralement quelques semaines ou quelques mois après l’arrêt des soins. Aucune étude ne rapporte de cas de guérison spectaculaire, c’est-à-dire rapide et définitive. Certains préconisent des massages quotidiens 47, ce qui est malheureusement trop contraignant et onéreux pour la plupart des personnes. D’autres recommandent un minimum de un à deux massages hebdomadaires 41. Pour ma part, les meilleurs résultats que j’ai obtenus avec ma clientèle comportent des soins hebdomadaires pendant au moins les cinq à six premières semaines. Pour la suite, la fréquence est établie en fonction de la sévérité des symptômes, des finances, de la disponibilité et de l’énergie de la personne. J’ai pu observer sur le long terme que même un massage mensuel suffit parfois à soulager de façon satisfaisante une personne atteinte de fibromyalgie. J’ai également eu l’occasion de confirmer les observations rapportées dans plusieurs études : le soulagement efficace et durable des symptômes est favorisé par une approche multimodale dans laquelle la personne s’implique activement 48-51. Ces stratégies combinent l’exercice physique adapté, les massages myofasciaux, les étirements doux, la posturologie, l’alimentation, l’hygiène du sommeil, la balnéothérapie (notamment des bains de sel d’Epsom) et la psychothérapie. Il n’y a pas de combinaison standard qui conviendrait à tous, chaque personne devant élaborer la modalité qui lui correspond 51.

Même s’il a démontré une réelle efficacité à soulager plusieurs symptômes de la fibromyalgie, en particulier la douleur, le massage myofascial est avant tout une écoute et un accompagnement de la réalité somato-émotionnelle de la personne qui le reçoit dans l’instant présent. Il n’y a pas de recette magique à appliquer. Il s’agit plutôt de découvrir et approfondir les gestes qui apaisent, qui soulagent. Cela concerne autant les soins pratiqués par le massothérapeute, que ceux que la personne elle-même choisira de poser dans son quotidien pour son propre mieux-être.

Ce texte est un extrait du chapitre « Quel type de massage pour la personne souffrant de fibromyalgie ? » du livre « Fibromyalgie, quand tu nous tiens ! », ouvrage collectif publié sous la direction de Paule Mongeau, aux Éditions du Grand Ruisseau.

* Une partie du texte n’est pas disponible ici. L’intégralité du texte est accessible dans le livre « Fibromyalgie, quand tu nous tiens ! ».

 

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1Commentaire
  • Cécé
    Publié le 17:22h, 25 mars Répondre

    Bonjour, suite à un accident (traumatisme au visage et cervicales etc.) ainsi que des situations répétées de stress vie privée et professionnelle), j’ai développé de la fibromyalgie. J’aurais préféré éviter … Mais je dois faire avec. Et l’évolution a été progressive, certains événements l’on étendue, renforcée sur tout le corps et sans répit. C’est pourquoi je tiens à vous dire que votre article contient des choses justes et bien observées (je suis bien placée pour le savoir. Ceci, afin que des personnes « obtuses » ne puisent contredire et rabaisser vos déductions dues à vos observations et expériences. Merci.

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